Chapitre 5

Chapitre 5
Bon, voici le fameux chapitre 5.... j'espère que vous l'apprécierez.

Bonne lecture et bizous...


Chapitre 5

Karine, Tom et Georg étaient partis chercher Sophie. Trente minutes plus tard, ils étaient tous revenus à l'appartement.

-Sophie!

Myriam s'était précipitée sur elle.

-Ça va mieux?

Sophie lui sourit gentiment avant de se diriger vers sa chambre et de s'y enfermer.

-Elle ne va pas mieux, on dirait.
-Elle n'a pas dit un mot de toute la route, répondit tristement Karine.

Ils fixèrent tous la porte de la chambre.

-On fait quoi, alors? Demanda Gustav.
-Je crois que le mieux à faire est d'attendre... dit Georg.
-On ne peut pas attendre indéfiniment! Je vous rappelle que mon frère est en prison à l'heure qu'il est!
-On le sait tous, Tom. On veut tous que Bill sorte de prison, mais on ne peut pas la forcer pour l'instant. On ira lui parler tout à l'heure. Espérons juste qu'elle soit en état de comprendre.

***

Toc! Toc! Toc!

-Entrez!

Myriam et Karine se dirigèrent vers Sophie et s'assirent de chaque côté d'elle pendant que Tom prenait place sur le bureau. Georg s'installa sur une chaise près d'elle et Gustav par terre, près du lit. Sophie était couchée en boule dans son lit et ne bougeait pas.

-Sophie... on sait que tu as vécue beaucoup d'émotions et que c'est difficile pour toi, mais quelqu'un a besoin de ton aide...

Sophie ne réagit pas aux paroles de Georg. Elle resta dans son lit sans bouger, alors que Myriam et Karine caressaient ses cheveux.

-On est avec toi... si tu as quelque chose... si tu as besoin d'aide, on est là... mais on a besoin de toi... Il a besoin de toi.

-Qui?

Georg regarda autour de lui et fini par dire :

-Bill est en prison.

Sophie se leva brusquement dans le lit.

-Quoi?!
-Bill est en prison.
-Mais... comment est-ce possible?
-On ne sait pas comment il l'a sur, mais il est allé à ta recherche ce soir-là. Quand il t'a retrouvé, Anthony était parti. C'est là que deux jeunes filles sont arrivées. Quand elles ont vu Bill près de toi, elles étaient certaines que c'était lui qui t'avait... Enfin bref, elles sont allées voir la police qui l'a amenée directement en prison. Rien de ce que nous avons dit à la police ne l'a fait changer d'avis.
-Ce que nous te demandons, c'est de dénoncer Anthony. De cette manière, ils pourront le chercher et le jeter en prison, faisant, ainsi, sortir Bill, dit Karine.

Sophie regarda par la fenêtre. Elle ne pouvait pas croire qu'elle l'avait encore embarquée dans ses problèmes. Elle commençait vraiment à en avoir marre. Elle ne voulait pas le laisser en prison, mais elle ne pouvait pas dénoncer Anthony.

-Je suis désolée... mais je ne peux pas.
-QUOI?! S'exclama Tom.
-J'ai assez causée d'ennuies comme ça. J'en ai marre. Tout ce que je décide met les autres dans la merde. Je suis désolée, Tom...
-Mais... tu ne peux pas le laisser comme ça!

Elle se leva.

-Je dois aller prendre l'air.

Sophie sortis de l'appartement.

-Je vais lui parler ce soir. Elle a besoin de bien réfléchir et je sens qu'il y a quelque chose en-dessous de ça qui lui fait peur. Je vais éclaircir ça ce soir.
-Je l'espère bien, parce que je ne veux pas que mon frère reste là longtemps.

***

La lune se reflétait dans la chambre. Il était 10h00 du soir et Sophie ne dormait pas. Assise à sa fenêtre, elle pensait à Bill et à la raison pour laquelle elle refusait de le sortir de prison. Ce n'était pas sa faute à lui... Tout était de la faute de ce gros con d'Anthony et... de sa faute à elle.

Toc! Toc! Toc!

-Est-ce que je peux rentrer?
-Oui.

Karine ouvrit la porte et entra dans la chambre.

-Tu ne dors pas?
-Non. Je réfléchis.

Elle s'assit à côté de Sophie et regarde par la fenêtre.

-Sophie, je sens qu'il y a quelque chose derrière tout ça. Je sens que tu me caches quelque chose. Ce n'est pas dans tes habitudes de renoncer à la justice simplement parce que tu en as assez d'impliquer les autres dans tes problèmes. Qu'est-ce qu'il y a?

Une larme roula le long de sa joue.

-Il y a que je veux que Bill reste saint et sauf. Alors je ne dois pas dénoncer Anthony.


Un vent frais entra dans la chambre.

-Pourquoi cela?
-Il... il me surveille, Karine. Depuis le début, il surveille mes moindre faits et gestes. Il m'a menacé de tuer Bill si je le dénonçais.

Karine la regarda d'un air surpris.

-Il doit bien y avoir un moyen. Ce ne serait pas mieux de le laisser en liberté... si tu dis tout à la police?
-Si je vais voir la police, il va le savoir... s'il est en liberté, il va tuer lui-même Bill... S'il va en prison, il va s'arranger pour le tuer, quitte à utiliser quelqu'un d'autre pour le faire à sa place. Le seul moyen pour que Bill reste en vie... c'est de le laisser en prison.
-Et tu vas le laisser, sans liberté, finir ses jours dans une prison? Tu ne veux pas qu'il meurt, mais s'il reste là, il n'aura aucune liberté et il va avoir été accusé injustement... imagine comment il doit se sentir en ce moment? Je sais que ce n'est pas simple, mais il doit y avoir une solution pour le sortir de là sans qu'il n'en subisse les conséquences. On va trouver, je te le garantis... mais ne le laisse pas là.

Des larmes roulaient encore sur ses joues et elle regarda par la fenêtre au loin... Anthony avait peut-être entendu leur conversation... peut-être que non, aussi... Karine se leva et quitta la chambre, cherchant dans sa tête une solution à ce problème assez embêtant.

-Alors? Demanda Tom
- C'est plus compliqué que je pensais...

Elle raconta toute l'histoire aux autres, espérant qu'ils puissent trouver une bonne solution.

-Oh, merde! Ce n'est pas vrai?! Qu'est-ce qu'on fait? Demanda Myriam.
- Je ne sais pas trop...

Georg regarda les autres et, finalement, entra dans la chambre de Sophie sans se faire voir des autres. Il trouva Sophie toujours assise à sa fenêtre.

-J'ai apprit ce qui s'est passé...
-Tu comprends maintenant, pourquoi je fais l'égoïste.
-Tu fais pas l'égoïste. Tu es simplement déroutée par les événements. C'est normal. Mais tu dois dénoncer Anthony.
-Et tuer Bill par la même occasion? Pas question.
-Ce n'est pas mieux de le laisser crever là-bas. Si tu racontes l'histoire à la police, ils pourront s'arranger pour le surveiller. Il met ta vie et celle de Bill en danger, c'est assez pour les faire réagir.
-Et s'il n'était pas bien surveillé et qu'il le tuait? Je ne sais pas comment je réagirais...
-Le mieux, c'est de tout raconter à la police.... Ils verront bien.

Sophie se remet à pleurer.

-J'ai peur... j'ai vraiment peur pour lui...

Georg se rapprocha et la serra dans ses bras.

-Si tu le laisses là, il crève... si tu le sors de là, il peut être en danger, mais il y a de grandes chances pour qu'il survive. Tu as le choix... mais le mieux, c'est que tu racontes tout à la police. Ils sauront quoi faire, c'est leur métier.

Elle sanglota un bon moment avant de répondre :

-Tu as raison. J'irai voir la police.
-C'est bien...

Georg lui fit un sourire avant de la serre encore le temps qu'elle finisse de pleurer. Elle fini par s'éloigner un peu de lui et sourit.

-Merci Georg... Ah et puis désolée d'avoir mouillé ton épaule.
-C'est rien, elle sert à ça ^^

Elle alla se coucher dans son lit.

-À demain Sophie, dit Georg en se levant et en se dirigeant vers le salon.
-À demain Georg.
Elle s'endormit, essayant de s'imaginer ce que Bill faisait à ce moment même.

Au même moment, un jeune homme aux cheveux noirs s'étendait dans un petit lit très inconfortable... il avait plusieurs morsures sur le corps et d'énormes bleus un peu partout. Il essayait tant bien que mal de reprendre sa respiration. Ça faisait environ 5 fois qu'il se faisait battre, aujourd'hui. Il n'en pouvait plus. Il ne voulait que sortir de cette prison. Sa respiration commençait à se faire saccadée, mais personne ne viendrait l'aider. Ici, c'est le plus fort qui gagne... les autres, qu'ils aillent au diable. Sa respiration sifflante se faisait entendre, mais personne ne viendrait... personne ne l'aiderait... il était seul, dans cette immense prison. Il ne restait que lui et la voix de Sophie dans sa tête...

# Posté le lundi 10 mars 2008 18:53

Chapitre quatrième

Chapitre quatrième
Bon, voici enfin le chapitre 4. J'espère que vous l'aimerez autant que les autres ^_^. Bonne lecture.


Chapitre 4


-Euh... Sophie?

Sophie tourna la tête vers la porte de la chambre d'hôpital. Myriam, Karine, Tom, Gustav et Georg se tenaient là et la regardait d'un air inquiet.

-Encore une fois, soupira-t-elle. Entrez.

Elle retourna son regard vers le plafond.

-Sophie, comment ça va? Lui demanda Karine.
-Aussi bien que quelqu'un peut aller dans une telle situation.

Un moment de silence passa avant que Sophie ne le rompt.

-Je suis désolée, dit-elle en larmes.
-Mais pourquoi dis-tu ça? S'exclama Myriam en se rapprochant d'elle.
-Je... en... encore une fois, je vous inquiète. J'en ai assez de faire ça.
-Voyons! Ce n'est pas ta faute, tout ce qui s'est passé.
-C'est vrai, ce que Karine dit. Ce n'est pas toi, c'est lui. C'est lui qui te fait du mal, pas toi, dit Georg.

Karine et Myriam s'installèrent de chaque côté de Sophie et la serrèrent dans leurs bras.


***


« Bill Kaulitz, le chanteur d'un des groupes les plus populaires du moment a déclenché tout un scandale hier soir. Il se trouve, actuellement, derrière les barreaux pour agression sexuelle. Voici le témoignage de la jeune fille qui a signalé le crime aux policiers :

'Je l'ai vu. Il essayait de l'étrangler, mais je suis arrivé à temps. Les policiers sont arrivés ensuite pour l'arrêter. Il y avait aussi les autres membres du groupe plus deux autres filles. Aucun d'eux n'a fait un geste pour l'en empêcher. Au poste de police, Tom Kaulitz, le frère de Bill Kaulitz, était tellement enragé qu'il a sauté sur mon petit ami pour le frapper. Il lui a même cassé le nez.'

Inutile de préciser que les fans du groupe risquent de ne pas apprécier ce geste et que la cote du groupe risque de baisser de beaucoup. Pour ce qui est de la fille en question, elle repose toujours à l'hôpital et se remet lentement de cet incident très traumatisant. Il y a de quoi, Bill Kaulitz, réputé pour ses manières féminines et qui a avoué son homosexualité il y a quelque temps, a agressé une jeune fille...On pense qu'il a essayé de prouver au monde son hétérosexualité, mais s'y est prit de manière un peu trop inhumaine. Ce sera donc à surveiller. »

-Hey, on parle de toi dans le journal!

Bill se tourna vers le gars avec qui il partageait sa cellule. Il tenait entre ses mains un exemplaire du journal local. Comme il connaissait maintenant bien le français, ce ne fut pas difficile, pour lui, de lire l'article (c'est beau rêver -_-)... Oh, non! Ce n'est pas vrai! Et voilà, c'était fini pour leur groupe. Tout était fini à cause d'une folle qui avait raconté un tissu de mensonge!

-Avoue que tu as fait ça pour empêcher les autres de te traiter d'homosexuel!
-Je n'ai jamais fait ça!
-N'essaie pas de me faire croire ça! Je sais reconnaître un homosexuel quand j'en vois un.
-Je ne parlais pas de mon orientation. Je disais que je n'ai jamais commis ce crime... pour ce qui est de mon orientation, ce n'est en aucun cas de tes affaires.
-Ouhh! Un petit rebelle... ou plutôt, une petite rebelle! Tu sauras qu'ici, tu es mieux de ne pas te faire d'ennemi, car la violence, on la connait... gros comme tu es, tu ne feras pas long feu ici.

Bill voulu répliquer, mais un homme vint ouvrir la porte de la cellule. Ils devaient tous se rendre dans la salle pour le souper. Bill sortit le premier, heureux d'en avoir fini avec cet interrogatoire. Son soulagement fut malheureusement de courte durée. En regardant autour de lui, il remarqua que tous les détenus le pointaient du doigt en riant. Il y en avait même qui le bousculait. Il fini par arriver dans la cuisine, prend son plat et se trouve une place à une des tables.

-Tiens! La nouvelle-venue!

Bill continua de manger sans porter attention à toutes ces personnes autour de lui qui le harcelaient.

-Je dois avouer que tu parais bien. Tu pourras facilement me servir de jouet.
-N'y pense même pas.
-Aller, ma minette, s'exclama le gros moustachu de cinquante ans assis à ses côtés. Ça ne te fera pas de mal, je te le garantis! Quand on est gentil, je suis doux comme un agneau.

Il glissa une main sur sa cuisse, mais Bill fut plus rapide. Il lui retira la main et le frappa en plein visage. L'homme se retrouva par terre, mais se releva d'un coup. Bientôt, il eut cinq hommes beaucoup plus fort que lui sur Bill. Celui-ci étant incapable de se battre contre eux, il dût se laisser achever, essayant de se rappeler la voix de Sophie chantant « Rescue me ».

***

Karine, Myriam, Georg, Tom et Gustav étaient revenus à l'appartement. Georg et Gustav s'amusaient à chatouiller Myriam à l'autre bout de la pièce. Karine et Tom les regardaient en souriant.

-HI!HI!HI! Arrêtez, s'il-vous-plaît! NON! HI!HI!HI!HA!HA!HA!
-Ils s'amusent bien!
-Oui. Myriam a toujours voulu avoir des grands frères et elle a toujours adoré votre groupe, alors je crois qu'elle a trouvé.
-Toi aussi, tu aimes notre groupe, à ce que j'ai comprit?!
-Tu es très perspicace quand tu veux!
-C'est normal, je suis le plus beau!
-C'est bien vrai!

Karine se retourna sur le divan, le feu aux joues. Que venait-elle de dire là? Elle venait d'avouer à son membre du groupe préféré qu'elle le trouve beau! Quelle idiote!

-Pour vrai? Je le savais! J'étais certain que tu ne pourrais résister à ma beauté resplendissante!
-C'est ça, cause toujours!

Karine se remit à rire, mais au bout d'un moment, elle redevint sérieuse.

-Au moins, Sophie va bien. Elle sort de l'hôpital demain après-midi. Quel salaud, cet Anthony! S'il était devant, moi, je ne sais pas ce que je lui ferais!
-On pense tous à peu près comme toi, je crois.
-Comment va-t-on annoncer à Sophie que Bill est maintenant en prison? Comment va-t-on pouvoir faire pour le sortir de là?
-Je crois que la seule façon de tout arranger serait que Sophie dénonce Anthony.
-Elle n'a pas voulu le faire la première fois, mais peut-être que le fait de savoir Bill en prison va lui faire changer d'avis.

Une nouvelle larme roula le long de la joue de Karine.

-Ouh! Je crois que tu es dû pour une petite séance de détente, toi aussi!
-Une séance de détente?
-Oui... celle-là!

Il se mit à la chatouiller. Une grosse bataille s'ensuivit entre les cinq amis, car Myriam, Georg et Gustav étaient venus les rejoindre. Ils ne s'arrêtèrent que lorsqu'ils manquèrent de souffle.

Le soir venu, les trois garçons durent quitter pour se rendre à leur hôtel.

-Bon, je vous laisse mon numéro de cellulaire. On doit aller voir notre manager pour annulé les prochains concerts, puisqu'on ne sait pas quand Bill va pouvoir revenir. On revient ici demain après-midi pour aller chercher Sophie à l'hôpital et pouvoir lui expliquer la situation tous ensemble... Nous sommes tous concernés dans cette affaire, alors je crois qu'il serait bon que l'on soit tous là. Ce ne sera pas facile, mais il le faut, dit Georg.
-Très bien, alors, on vous attend demain, dit Karine.

Myriam fit un gros câlin à ses deux « frères » pendant que Tom se dirigeait vers Karine.

-Si tu veux as besoin d'un gars fort pour te sauver, appelle sur le cellulaire de Georg. Il va se faire réveiller, mais ce n'est pas grave, il est habitué, héhé!
-Ok, merci!

Une fois la porte fermée, Myriam se tourna vers Karine.

-Veux-tu que je reste avec toi, cette nuit?
-Je crois que oui, je ne pourrais pas dormir seule.
-Très bien. Je vais appeler mes parents pour les avertir.
-Merci!

***

La télé était encore allumée. Les deux filles s'étaient endormies dans le lit de Karine en l'écoutant. Il était maintenant 1h40 du matin et Karine se réveilla. Elle n'arrivait plus à fermer l'½il, alors elle décida de se rendre dans la cuisine pour se prendre un verre de lait.

Installée à la table, elle laissa sa tête tomber dans ses mains. Pourquoi avait-il fallu que ce gros con la retrouve? Pourquoi avait-il dû lui faire du mal? Elle n'avait rien fait pour mériter ça... enfin, personne ne méritait ça, à son avis. Ses pensées se dirigèrent alors vers Bill qui était en prison pour un crime qu'il n'avait pas commis. C'était injuste. Comment devait se sentir Tom? Dormait-il? Avait-il de la difficulté à dormir comme elle?

Son regard tomba alors sur le papier qu'avait laisser Georg sur la table. Devait-elle l'appeler? Elle ne le connaissait que depuis deux jours, mais elle sentait qu'elle avait besoin de lui. Après tout, c'était son frère à lui qui était en prison et sa meilleure amie à elle qui se trouvait à l'hôpital. Il est normal qu'ils se rapprochent un peu. Elle prit le combiné du téléphone et composa les 6 chiffres du cellulaire de Georg.


***
Cela faisait environ une heure que Tom se retournait sans cesse dans son lit. Il n'arrivait pas à dormir. Malgré ce qu'il avait laisser parraître chez Karine, Tom ne se sentait pas bien du tout. Son frère était en prison... comment avaient-ils pu se rendre jusque là? Sophie était à l'hôpital à cause de ce demeuré. Et Karine.... Pour une des rare fois dans sa vie, il avait le c½ur qui battait pour une fille... ce n'était pas du tout une histoire de sexe.... Il avait vraiment envie de la protéger, de l'aider, de la soutenir...

Tient, le cellulaire de Georg qui sonne.

-Tom! C'est pour toi, dit une voix ensommeillée.
-Oui, allô?! Karine? Je... oui, j'arrive tout de suite!

Il prit son manteau et quitta l'hôtel en disant à Georg qu'il devait aller voir Karine à l'appartement.

***

-Tu as bien fait de m'appeler.
-Je n'arrivais pas à dormir... j'avais besoin de quelqu'un...
-Je comprends.
-Si tu savais comment je m'en veux!
-Pourquoi?
Si je n'avais pas poussé Sophie à suivre ce con, il y a six mois, elle ne serait peut-être pas ;a l'hôpital aujourd'hui et Bill ne serait pas en prison.
-Hey! Ce qui est arrivé serait arrivé même si tu ne l'avais pas poussé. C'est un maniaque, ce gars. Il aurait trouvé un autre moyen. Tu n'as pas a t'en faire pour ça.

Elle lui sourit et ils s'installèrent sur le divan. Après environ vingt minutes de placotage, ils finirent par s'endormir dans les bras l'un de l'autre.

# Posté le dimanche 13 janvier 2008 16:05

Chapitre troisième

Chapitre troisième
Voici donc mon troisième chapitre, le dernier jusqu'à maintenant. Bonne lecture!!


Chapitre 3

Toc! Toc! Toc!

Qui pouvait bien leur rendre visite à cette heure tardive? Ça ne pouvait pas être Sophie, elle habite ici. À moins qu'elle ait oublié ses clés. Le mieux, c'est d'aller ouvrir. Karine se dirigea vers la porte et fut étonnée de ce qu'elle y vit.

-Tom?! Georg?! Gustav?!
-Désolée de te déranger, mais on s'inquiète un peu pour Bill et on voulait savoir si tu l'avais vu.
-Euh... non. Mais ne restez pas là, rentrez!
-On ne veut pas déranger, dit Georg.
-Mais non, voyons. Rentrez.

Les trois garçons entrèrent dans l'appartement. Ils s'installèrent dans le vieux canapé du salon.

-Karine, qui s'ét...

Myriam se figea. Elle venait de remarquer qu'elles avaient de la visite.

-Bonsoir, fit Gustav.
-Bonsoir... que faites-vous ici?
-On cherche Bill. Il est partit rapidement de l'hôtel et on ne sait pas où il est allé... On voulait savoir si vous ne l'auriez pas vu, par hasard.

C'était la première fois que Karine voyait Tom aussi sérieux. Lui, d'habitude si enjoué et heureux, semblait un peu paniqué.

-Je ne l'ai pas vu, non.
-Et Sophie? Le saurait-elle?
-Je ne crois pas plus. On ne sait même pas dans quel hôtel vous êtes et Sophie ne vous connaît pas beaucoup. Comment le saurait-elle?
-C'est que je les ai vu, hier soir, parler ensemble en face de l'hôtel. Je me disais qu'elle en saurait peut-être un peu plus que nous.
-Eh bien, vous devrez attendre qu'elle revienne, mais elle m'a dit de ne pas l'attendre moi-même. Elle est sortit aussi, mais elle ne m'a pas dit où.
-Elle est partit, elle aussi? C'est étrange... Vers quelle heure?
-Euh... je ne me rappelle pas trop, ça ne fait pas bien longtemps. Peut-être trente minutes.
-Bill est sortit, ça fait environ vingt minutes, non? Demanda Georg.
-En effet, s'exclama Tom, songeur (un événement très rare, il faut en profiter ^^)

Karine se tourna vers Myriam d'un air inquiet. À cet instant, elles surent qu'elles pensaient à la même chose. Trop de coïncidences pour ne pas avoir de lien ensemble. Sophie a semblé perturbée lorsqu'elle était arrivée à l'appartement, le soir d'avant et elle ne semblait pas du tout en forme lorsqu'elle a décidé de sortir prendre l'air, le soir même. De plus, Bill avait quitté l'hôtel assez rapidement, environ dix minutes après Sophie. Il était rentré aussi perturbé que Sophie l'avait été la journée d'avant. Maintenant, il y avait deux possibilités :

1- Bill et Sophie s'étaient disputés devant l'hôtel et s'étaient donné rendez-vous le lendemain pour finir de régler leur compte...

-Tom, tu dis les avoir vus parler, hier soir, non? Demanda Karine
-Oui.
-Comment étaient-ils? Ce sont-ils disputés?
-Du peu que j'ai vu, non. Quand Sophie est partit, Bill est resté un bon moment à regarder la rivière avant de rentrer, mais je ne pense pas que c'est parce qu'ils s'étaient disputé. Habituellement, après une dispute, Bill est très énervé et ça paraît. Il avait simplement l'air perturbé.

Bon, première possibilité écartée. S'ils ne s'étaient pas disputé, inutile de vouloir régler le compte de l'autre. Il ne restait que la deuxième possibilité :

2- Comme Bill a quitté l'hôtel dix minutes après le départ de Sophie, peut-être savait-il ce qu'elle allait faire ce soir et qu'il avait décidé de la suivre, mais s'il était aussi pressé que ce que les garçons lui avaient dit, cela devait urger. Ce qui veut dire que Sophie était peut-être en danger...

EN DANGER? Merde! Pourquoi n'y avait-elle pas pensé avant?


-Karine? Tu es toute pâle. Tu es certaine que tu vas bien? S'inquiéta Myriam
-J'ai l'impression que cet Anthony est encore là-dessous. Hier, quand Bill a retrouvé Sophie, elle était coupée au cou et je t'avais dit que j'étais certaine qu'Anthony y était pour quelque chose. Je suis persuadée qu'il est revenu ici et qu'il l'a encore menacé. Ça doit être lui qu'elle est allé voir, ce soir.
-Alors, pendant leur conversation d'hier, Bill a dû essayer de la retenir, mais ça n'a pas fonctionné et c'est sans doute pour ça qu'il est partit aussi vite, dit Gustav.
-C'est très logique, tout ça... mais où sont-ils partit? Demanda Georg.

Ils passèrent un bon dix minutes à chercher avant de finalement s'entendre sur un point.

-Je crois que le mieux à faire est de retourner voir à la salle où on a joué hier. C'est quand même là que ça a commencé. Il y a de grosses chances pour qu'on y trouve au moins un indice, déduisit Georg.
-Tu as raison, l'approuva Tom en se levant.

***

Bill courait encore depuis quelques minutes. Il était arrivé à l'arrière du bâtiment et n'avait trouvé aucune trace d'eux. Il couru alors vers la petite clairière où il entendit distinctement le bruit d'une respiration saccadée. Comme il avait craint, Sophie était encore étendue par terre. Décidément, ils étaient destinés à toujours se retrouvé dans une situation semblable.

-Sophie... que s'est-il passé?

Il était maintenant accroupi à ses côtés.

-Bill? Je...
-C'est encore lui?

Sophie, n'ayant plus de force, se contenta d'hocher la tête. Le c½ur de Bill fit un bond. Il avait enfin eut ce qu'il voulait. Il avait réussis à la toucher, à la... violer. Et le salaud, il l'avait laissé giser ici, seule dans ce début de forêt, à moitié nue. S'il l'avait devant lui... Que devait-il faire, maintenant?

-BILL? SOPHIE?
-Ils n'ont pas l'air ici.
-Mais ils devraient bien être quelque part!

Bill les entendait, mais ne voulait pas leur crié qu'il était ici. S'ils les trouvaient, soit, mais il n'avait pas envie de bouger ou de hurler.

-Oh, je crois que je les ai trouvés!

Au même moment, il entendit le rire de deux jeunes filles qui se dirigeaient vers la forêt.

-Oh, mon Dieu!! Regarde, c'est Tokio Hotel!

La scène sembla se figer. D'un côté, Karine, Myriam, Tom, Georg et Gustav qui s'étaient figés. De l'autre, Sophie gisait par terre, aux pieds de Bill qui s'était levé afin de bien comprendre la situation. Les deux jeunes filles regardaient alternativement les deux côtés avant de poser les yeux sur Sophie.

-Oh, non! Ce n'est pas vrai? S'écria l'une d'elle.
-Oh, non! Impossible! Tu ne peux pas... comment as-tu pu?

Elles commencèrent à courir en direction de la rue lorsqu'un policier, qui passait par là, s'arrêta afin de comprendre ce qui se passait. Bill ne savait plus quoi penser. Il était prit au piège. Tout le monde allait croire que c'était lui qui avait commis ce crime.

-Haut les mains!

Les mains de Bill se levèrent malgré lui devant se révolver et il n'avait même pas eu le temps de penser qu'il était déjà entraîné dans la voiture de police.

-Ce n'est pas lui qui ait fait ça! Entendit-il Tom hurler.
-Quant à vous, vous allez venir au poste de police. Il n'est pas question que je vous laisse aller.

À ce moment, trois autres voitures de police plus une ambulance arrivèrent. Gustav, Georg, Tom, Myriam, Karine et les deux filles furent obligés de suivre les policiers, tandis que Sophie se retrouvait, une fois de plus, à l'hôpital.

***

Cela faisait environ trente minutes qu'ils poirotaient dans la pièce, attendant leur tour pour être interrogés. Gustav et Georg étaient assis à l'écart, Myriam regardait Karine faire les cent pas aux côtés de Tom qui semblait dévasté. Depuis leur arrivé au poste, Tom s'était assis sur la chaise et se tenait la tête dans les mains. Lorsqu'il avait vu la première voiture de police continuer son chemin au lieu de tourner à l'entrée du poste de police, son c½ur avait raté un battement. Ça ne pouvait être vrai! Bill ne pouvait être en prison!! C'était carrément impossible.

C'est alors qu'un jeune homme d'environ 18 ans entra aussi dans la pièce. Il se dirigea vers l'une des deux jeunes filles qui étaient arrivé au même moment qu'eux à la forêt et lui demanda :

-Où est-elle?
-Oh, Mark! Elle est dans la pièce d'à côté. Elle devrait arriver bientôt.

Au même moment, la porte s'ouvrit et la deuxième jeune fille entra dans la pièce.

-Camille! Tout va bien?
-Oui, tout va bien.
-Ces cons ne t'ont pas fait mal?
-Non. Celui qui a fait le crime est en prison, à l'heure qu'il est et c'est bien fait pour lui.

Le sang de Tom ne fit qu'un tour.

-Bill n'a rien à voir là-dedans! Il ne lui a jamais fait de mal. Celui qui a fait ça à Sophie s'est enfuit tout de suite après.
-N'importe quoi! Je l'ai vu. Il se tenait à côté d'elle et elle était à moitié nue!
-Je viens de te dire qu'il s'est enfuit, le gars qui lui a fait ça.
-Hey! Si elle te dit qu'elle l'a vu, c'est peut-être qu'elle l'a vu! S'exclama Mark.
-Toi, tu ne te mêles pas de ça!
-Oh, je te reconnais, toi! Tu es un des membres du groupe Tokio Poubelle, c'est ça?
-Tokio Hotel et oui, c'est moi!
-Alors ta s½ur est en prison? Ah non, c'est vrai, c'est un garçon, où avais-je la tête? Quoiqu'avec tout le maquillage qu'il se met dans la face, ce n'est pas ce qui est de plus évident. Il est assez déniaisé, l'homo, en tout cas.

Cette allusion au physique de son frère fut la goûte qui fit déborder le vase.

-Ne t'avise plus jamais de parler de mon frère de cette façon.
-Pourquoi? Tu vas le dire à ta maman?

Tom sauta sur Mark et s'ensuivit d'une grosse bataille.

-Arrêtez-les! S'écria un policier.
-TOM!

Karine se fraya un chemin entre les deux garçons et essaya de retenir son, maintenant, ami tandis que Georg et Gustav lui retenaient les bras.

-Tom, ça suffit.

Elle l'obligea à la regarder.

-Tom, ils ne valent pas la peine que tu te battes. Pense à Bill qui doit être seul dans sa cellule, présentement. Il a besoin qu'on trouve une solution pour le sortir de là, pas que tu perdes ton temps à te battre avec des demeurés.

Il la regarda dans les yeux, tout en se calmant quelque peu. Des larmes commencèrent à rouler sur les joues de la jeune fille.

-En plus, Sophie est encore à l'hôpital et puis, on ne sait pas où se trouve ce con d'Anthony!

Elle éclata en sanglots. Maintenant relâché par Gustav et Georg, Tom enroula ses bras autour de Karine et laissa couler l'unique larme qui voulait sortir depuis qu'il avait vu Bill partir vers la prison. Gustav et Georg crurent bon de les laisser seul pendant qu'un policier envoyait les trois autres dehors. Ils allèrent s'installer de chaque côté de Myriam qui laissa échapper une larme aussi et enroulèrent chacun un bras autour d'elle.

***

Dans une cellule de la prison de Paris, un jeune homme aux cheveux noirs regardait par le petit trou qui lui servait de fenêtre, une larme roulant aussi le long de sa joue.
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# Posté le jeudi 03 janvier 2008 21:40

Chapitre deuxième

Chapitre deuxième
Voici mon deuxième chapitre ^^ J'espère que vous l'aimerez!!!


Chapitre 2

Sophie se trouvait allongé sur un des vieux divans du local. Une fois de plus, il l'avait menacé de ce vieux couteau. Une fois de plus, il l'avait marqué. Une fois de plus, elle inquiétait ses proches... et même ces Tokio Hotel à la noix... Une fois de plus, il était arrivé pour l'aider...

-Sophie, que s'est-il passé?

Elle s'enferma dans un silence qu'elle espérait ne pas avoir à briser pour parler de cet incident. Elle n'avait pas envie de leur expliquer qu'Anthony l'attendait le lendemain.

-Sophie, si quelqu'un t'a menacé, tu dois noue le dire. C'est important!

Sophie ne répondit toujours pas. Karine perdit patience et quitta la pièce, suivit de près par Myriam.

-Mais pourquoi elle ne veut rien dire? Je suis certaine que c'est ce Anthony qui lui a fait ça.

-Comment aurait-il pu? Il ne savait même pas que vous alliez déménager, non? Demanda Myriam.

-Ce n'est pas une information difficile à trouver.

-Et il se serait tapé tout ce chemin, loué un appartement et trouvé un travail pour venir la harceler?

-Dans notre monde, rien n'est impossible. Il est assez dérangé pour faire ça.

Myriam sembla soudain inquiète.

-Alors, qu'est-ce qu'on fait?

-Je ne sais pas...

TOC! TOC! TOC!

-Oups, désolé, je croyais que c'était le gars qui s'occupe du show.
-Il est dehors, je crois, dit Myriam.
-Ok, merci.
-Hé, lui lança Karine, désolée pour ce qui vient d'arriver. Personne ne peut contrôler ça, mais vous ne deviez pas avoir prévu un événement comme ça. Vous venez faire un show pour ma fête et ça fini de cette façon...
-Il n'y a pas de problème... ça ne paraît pas, mais, Tom tâta ses bras, je suis fait fort!!

Myriam et Karine rirent à sa blague et Tom quitta la pièce.
*****

-Bill, on doit partir.

Pourquoi n'arrivait-il pas à lui parler? Elle n'était pas blessé aussi gravement que la dernière fois, alors il avait la chance de lui parler... elle se trouvait en face de lui. Il voulait lui parler, mais n'y arrivait tout simplement pas. Il ne voulait juste pas lui faire plus de mal qu'elle n'en avait déjà.

-Bill!

Le jeune homme regarda une nouvelle fois Sophie avant de quitter la pièce. Tout au long de la route, il n'avait parlé. Ça ne servait à rien, il n'y arrivait pas. Arrivé à l'hôtel, il monta directement à sa chambre et s'y enferma.

-Je n'aime pas le voir comme ça.

Gustav venait de s'asseoir sur l'un des divans du salon.

-Personne n'aime ça, mais bon. Il fallait s'y attendre. Il a enfin retrouvé la fille à qui il a sauvé la vie et la retrouve une nouvelle fois en mauvais état, après avoir passé six à rêver de la revoir. Il y a de quoi te mettre à l'envers.

Tom n'écoutait qu'à moitié la conversation de ses amis. L'état de son frère l'inquiétait un peu. Il devait aller lui parler. Il se leva et marcha jusqu'à la chambre de Bill, laissant les deux autres à leur conversation.

Il frappa à la porte et, n'obtenant pas de réponse, entra. La lumière était éteinte, mais il pouvait distinguer la silhouette grande et mince, de son frère jumeau, dans le lit.

-Bill, je sais que tu ne dors pas.

La silhouette ne bougea pas.

-Bill, tu as encore tes bas dans les pieds... je sais très bien que tu n'arrives pas à dormir avec des bas dans tes pieds, peu importe la gravité de la situation.

Bill se leva alors en soupirant, arrachant un sourire à Tom.

-Tu sais bien que je suis le meilleur à ce jeu, p'tit frère. Je sais toujours quand tu fais semblant.
-Non, c'est moi le meilleur, tu es simplement jaloux et essaie de te convaincre que c'est toi!

Le fait que Bill blague avec lui était bon signe.

-Qu'est-ce qui se passe? Je le vois bien que tu ne vas pas bien.

Bill regarda le mur en face de lui, le regard dans le vide.

-Bill?
-Est-ce normal, toute cette haine que j'ai en moi?

Il tourna la tête vers Tom, une larme glissant sur sa joue. Tom ne l'avait jamais vu aussi triste. Il était tout de même assez rare de voir Bill pleurer.

-La première fois, je ne peux même pas lui rendre visite à l'hôpital, le médecin m'en empêche. Aujourd'hui, je veux lui parler, mais quelque chose en-dedans de moi m'en empêche. En plus, je ne sais pas qui lui a fait ça, mais j'ai une énorme envie de le réduire en poussière. J'ai aussi mal et je ne la connais même pas. Je ne comprends plus rien.
-Je ne peux pas plus t'aider. Ce n'est pas moi le plus romantique des deux, tu le sais.

Bill eut un petit rire.

-C'est vrai que t'es juste un gros pervers, toi!
-C'est moi, oui!

Ils éclatèrent de rire tous les deux.

-Bon, je suis fatiguée, alors dégage!
-Quelles sympathiques paroles, M.Kaulitz, dit Tom en lui lançant un oreiller en pleine figure. Bonne nuit, p'tit frère. Fais de beaux rêves, renchérit-il avec la voix d'une petite fille.

Ils rirent de nouveau avant que Tom, qui s'était avancé vers la porte, ne fasse demi-tour pour faire un câlin, bref, mais tout de même, à Bill. Il était assez rare qu'il lui en fasse, mais quand il le faisait, c'est parce qu'il comprenait la détresse que Bill pouvait ressentir. Il reposa alors sa tête sur son oreiller. Il était pourtant incapable de dormir. L'image de Sophie lui revenait continuellement en tête.

Il décida donc de se lever pour se rendre sur le petit balcon. Il se trouvait au deuxième étage et malgré son vertige, il resta là à respirer l'air frais du soir. Ses cheveux fous voletaient au rythme du vent. Il n'avait même pas prit la peine de se changer. Il portait encore le même pantalon et le même t-shirt que pendant la soirée.

L'hôtel se trouvait face à une grande rivière, sur une rue composée uniquement de petites maisons tranquilles et de petits centres commerciaux. En cette nuit d'automne, la ville était très calme. La vue était carrément magnifique, surtout pour un grand romantique, comme lui.

« -Turn around
I've lost my ground

Come and rescue me
I'm burning can't you see
Come and rescue me
Only you can set me free
Come and recue me
Rescue me »

Bill releva la tête. Qui chantait leur chanson? Ça venait de près de la rivière. En regardant comme il faut, il remarqua enfin qui c'était. Les mêmes cheveux, la même silhouette...

Il ne fit ni une ni deux, attrapa sa veste de cuir et quitta l'hôtel Georg et Gustav étaient encore dans le petit salon à jouer aux jeux vidéos.

-Bill, tu vas où? Demanda Georg.
-Je sors prendre l'air. Je reviens plus tard.

Il claqua la porte et dévala les escaliers en quelques secondes. Il fini par arriver près de la rivière. Sophie était assise sur l'un des gros rochers et continuait de chanter la chanson, tout en regardant les vagues bouger. Il resta en retrait, l'écoutant chanter les paroles de sa chanson à lui.

Il avait toujours aimé entendre ses fans les chanter, mais venant d'elle, ça lui brisait le c½ur. Elle la chantait avec tant de détresse, tant de mélancolie...

« -The walls are coming closer
My senses fade away
I'm haunting by your shadow
I reach to feel your face
You're not here
Are you here? »

Il avait cru entendre un sanglot dans sa voix. Pleurait-elle? Si oui, pourquoi? Il savait bien qu'elle avait passé une mauvaise soirée, avec tout ce qui s'était passé, mais il devait y avoir autre chose...

« -Come and rescue me
Rescue me
Rescue me
You and me
Set me free
Rescue me
-Tu chantes bien.

Sophie sursauta et se leva du rocher.

-Désolé, je ne voulais pas te faire peur.
-Ça va, je croyais que c'était quelqu'un d'autre.

Bill resta là à l'observer pendant un moment. Enfin, il lui avait parlé... bon, il lui avait fait peur, mais c'était tout de même un bon début. Il la vit sécher ses larmes d'un revers de main et ne put s'empêcher de lui poser la question.

-Tu pleurais?
-Hein? Non, pas du tout, qu'est-ce qui te fait croire ça?
-La larme qui coule le long de ta joue, en ce moment.

Sophie s'empressa de l'essuyer.

-Ce... ce n'est pas de tes affaires!

Elle retourna s'asseoir sur le rocher Bill resta là, une fois de plus, à la regarder... Il savait que ce n'était pas de ses affaires, mais il avait besoin de le savoir.

-Écoutes, dit-il en s'avançant vers elle et en s'asseyant sur le rocher tout près du sien, je sais que ce ne sont pas de mes affaires, mais j'ai ressenti tellement de douleur dans ta voix, quand tu chantais la chanson de mon groupe, que je ne peux m'empêcher de vouloir savoir ce que tu as...

Elle ne parla toujours pas. Sachant qu'il ne réussirait pas à obtenir de réponse, Bill changea de tactique.

-Tu es celle qui se trouvait sur le bord de la forêt, ce soir-là, non?

Après un moment de silence, elle se décida enfin à répondre.

-Oui, c'était moi.
-Alors, comme je t'ai sauvé deux fois, je crois avoir le droit de savoir ce qui ne va pas.
-Deux fois? DEUX FOIS? Es-tu au moins conscient de ce qui s'est passé avant que tu ne viennes me chercher, en sang, en arrière de cette fichue cabane?

Bill avait les yeux rond... il se doutait de ce qui avait pu se passer, mais préférait ne pas se l'imaginer.

-C'est encore lui?
-Oui. OUI, Anthony est encore venu... il m'a encore rattrapé.
-C'est donc ce que je pensais... Tu ne serais pas mieux d'avertir la police? Ça fait quand même deux fois qu'il te fait ça.
-Non, surtout pas.
-Pourquoi?

Sophie sembla réfléchir. Elle tremblait et Bill savait que ce n'était pas le froid de la nuit qui lui faisait cet effet.

-Parce qu'il ne le refera plus, je te le dis...

Elle savait qu'il ne la croirait pas, mais qu'importe.

-Écoute, je dois y aller.
-Sophie, avant, je veux que tu saches que je suis là. Comme je t'ai sauvé... aidé, je me sens impliquer dans ce qui se passe.
-Tu ne peux plus rien pour moi, mais merci quand même.

Elle le regarda une dernière fois dans les yeux avant de quitter vers son appartement.

-Toi aussi, tu chantes bien, en passant.

Elle continua sa route, laissant Bill seul, derrière elle. Il la regarda partir avec la sensation d'avoir loupé quelque chose. Son c½ur battait à tout rompre et de nouvelles larmes coulèrent le long de ses joues. Il resta là un bon moment avant de se décidé à rentrer.

De la fenêtre, Tom regardait la scène. Voir son frère comme ça le rendait énormément triste. Il savait, pourtant, que son frère était assez fort pour combattre tout ça. S'il avait besoin de lui, il allait être là, c'était certain.

***

Bill avait passé la journée avec cette phrase dans sa tête.

« Tu ne peux plus rien pour moi... tu ne peux plus rien pour moi... tu ne peux plus rien pour moi »

Qu'avait-elle voulu dire par là?

***
C'était l'heure. Elle devait se rendre à la cabane. Son c½ur lui faisait mal. Toute la journée, elle n'avait fait que penser à la conversation entre elle et Bill. Ça lui avait affreusement fait mal, de devoir être aussi dure avec lui, alors qu'il ne voulait que l'aider, mais il n'était pas question qu'il s'en mêle une autre fois et finisse par être blessé par sa faute.

-Sophie, tu vas où?

Karine vint la voir à l'entrée de la porte.

-Je vais prendre l'air
-D'accord, on se revoit plus tard.
-Ne m'attend pas, ça risque d'être long.
-Très bien, alors... à demain.

Sophie sortit enfin de l'appartement et se dirigea vers la cabane, les mains tremblantes, le c½ur près à sortir...

-Enfin, j'avais peur que tu ne viennes pas...

***
Il était maintenant 10h10 et il ne savait pas quoi faire. Tom lui avait proposé d'écouter un film avec eux, mais il n'avait pas la tête à ça. La phrase de Sophie lui revenait toujours dans la tête. Qu'avait-elle bien pu vouloir dire?

Bill releva la tête... non, ça ne pouvait pas être ça! Non, ça ne se pouvait pas! Il mit son manteau et sortit une nouvelle fois en trombe de l'hôtel. Pourvu qu'il se trompe. Il faut qu'il se soit trompé!! Pour vu qu'il se trompe.





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# Posté le jeudi 03 janvier 2008 21:36

Antis-stupidity!!

Antis-stupidity!!
Bon, j'écris ici, aujourd'hui, parce que j'ai besoin de me défouler un peu. Je dois avouer que les petits antis ne me dérangent pas, mais là, il y a toujours des limites. Je vais régulièrement voir les posts sur un forum anti-Tokio Hotel et je dois dire qu'il y en a un qui m'a choqué. La présentation du forum est illustré par un Bill pendu qui se fait sortir les intestins par un homme. Première impression: gang de cons...

Ensuite, j'ai été lire quelques posts. Faut-il n'avoir aucune vie pour passer son temps à chercher des vidéos, des bios, des photos et des news afin de les dominuer dans tout ça? Un des commentaires m'a fait bien rire.

Dans la section news, le sujet était le clip "1000 Meere". Une des personnes est allé le visionner et a dit qu'elle ne comprenait pas pourquoi elle avait perdu 3 minutes de son temps à regarder ce clip pourri. Moi, je trouve que ces trois minutes ne paraissent pas beaucoup au nombre de conneries qu'elle peut dire sur un groupe qu'elle déteste.

Ils ne font que les humilier et tout en prenant leur apparence physique comme argument... c'est vraiment stupide et ça fait pitié. Je me demande qui est le plus con entre l'anti qui les dénigrent physiquement et les groupies qui les aiment que pour leur beau corps... De plus, certains de leurs actent sont carréments immatures. Comme se payer des billets du show afin de les ensevlir de leur urine... WHAT THE FU**?

Bon, je me calme là. J'aurais bien d'autres choses à dire, mais je ferais mieux de ne pas continuer, sinon, je vais trop m'énervé et dépenser trop d'énergie sur des personnes qui n'ont aucune vie.
Je vous laisse l'adresse ici. http://anti-th.xooit.com/index.php

Passez une belle nuit, tout le monde ^^

# Posté le vendredi 28 décembre 2007 00:32