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Chapitre deuxième

Chapitre deuxième
Voici mon deuxième chapitre ^^ J'espère que vous l'aimerez!!!


Chapitre 2

Sophie se trouvait allongé sur un des vieux divans du local. Une fois de plus, il l'avait menacé de ce vieux couteau. Une fois de plus, il l'avait marqué. Une fois de plus, elle inquiétait ses proches... et même ces Tokio Hotel à la noix... Une fois de plus, il était arrivé pour l'aider...

-Sophie, que s'est-il passé?

Elle s'enferma dans un silence qu'elle espérait ne pas avoir à briser pour parler de cet incident. Elle n'avait pas envie de leur expliquer qu'Anthony l'attendait le lendemain.

-Sophie, si quelqu'un t'a menacé, tu dois noue le dire. C'est important!

Sophie ne répondit toujours pas. Karine perdit patience et quitta la pièce, suivit de près par Myriam.

-Mais pourquoi elle ne veut rien dire? Je suis certaine que c'est ce Anthony qui lui a fait ça.

-Comment aurait-il pu? Il ne savait même pas que vous alliez déménager, non? Demanda Myriam.

-Ce n'est pas une information difficile à trouver.

-Et il se serait tapé tout ce chemin, loué un appartement et trouvé un travail pour venir la harceler?

-Dans notre monde, rien n'est impossible. Il est assez dérangé pour faire ça.

Myriam sembla soudain inquiète.

-Alors, qu'est-ce qu'on fait?

-Je ne sais pas...

TOC! TOC! TOC!

-Oups, désolé, je croyais que c'était le gars qui s'occupe du show.
-Il est dehors, je crois, dit Myriam.
-Ok, merci.
-Hé, lui lança Karine, désolée pour ce qui vient d'arriver. Personne ne peut contrôler ça, mais vous ne deviez pas avoir prévu un événement comme ça. Vous venez faire un show pour ma fête et ça fini de cette façon...
-Il n'y a pas de problème... ça ne paraît pas, mais, Tom tâta ses bras, je suis fait fort!!

Myriam et Karine rirent à sa blague et Tom quitta la pièce.
*****

-Bill, on doit partir.

Pourquoi n'arrivait-il pas à lui parler? Elle n'était pas blessé aussi gravement que la dernière fois, alors il avait la chance de lui parler... elle se trouvait en face de lui. Il voulait lui parler, mais n'y arrivait tout simplement pas. Il ne voulait juste pas lui faire plus de mal qu'elle n'en avait déjà.

-Bill!

Le jeune homme regarda une nouvelle fois Sophie avant de quitter la pièce. Tout au long de la route, il n'avait parlé. Ça ne servait à rien, il n'y arrivait pas. Arrivé à l'hôtel, il monta directement à sa chambre et s'y enferma.

-Je n'aime pas le voir comme ça.

Gustav venait de s'asseoir sur l'un des divans du salon.

-Personne n'aime ça, mais bon. Il fallait s'y attendre. Il a enfin retrouvé la fille à qui il a sauvé la vie et la retrouve une nouvelle fois en mauvais état, après avoir passé six à rêver de la revoir. Il y a de quoi te mettre à l'envers.

Tom n'écoutait qu'à moitié la conversation de ses amis. L'état de son frère l'inquiétait un peu. Il devait aller lui parler. Il se leva et marcha jusqu'à la chambre de Bill, laissant les deux autres à leur conversation.

Il frappa à la porte et, n'obtenant pas de réponse, entra. La lumière était éteinte, mais il pouvait distinguer la silhouette grande et mince, de son frère jumeau, dans le lit.

-Bill, je sais que tu ne dors pas.

La silhouette ne bougea pas.

-Bill, tu as encore tes bas dans les pieds... je sais très bien que tu n'arrives pas à dormir avec des bas dans tes pieds, peu importe la gravité de la situation.

Bill se leva alors en soupirant, arrachant un sourire à Tom.

-Tu sais bien que je suis le meilleur à ce jeu, p'tit frère. Je sais toujours quand tu fais semblant.
-Non, c'est moi le meilleur, tu es simplement jaloux et essaie de te convaincre que c'est toi!

Le fait que Bill blague avec lui était bon signe.

-Qu'est-ce qui se passe? Je le vois bien que tu ne vas pas bien.

Bill regarda le mur en face de lui, le regard dans le vide.

-Bill?
-Est-ce normal, toute cette haine que j'ai en moi?

Il tourna la tête vers Tom, une larme glissant sur sa joue. Tom ne l'avait jamais vu aussi triste. Il était tout de même assez rare de voir Bill pleurer.

-La première fois, je ne peux même pas lui rendre visite à l'hôpital, le médecin m'en empêche. Aujourd'hui, je veux lui parler, mais quelque chose en-dedans de moi m'en empêche. En plus, je ne sais pas qui lui a fait ça, mais j'ai une énorme envie de le réduire en poussière. J'ai aussi mal et je ne la connais même pas. Je ne comprends plus rien.
-Je ne peux pas plus t'aider. Ce n'est pas moi le plus romantique des deux, tu le sais.

Bill eut un petit rire.

-C'est vrai que t'es juste un gros pervers, toi!
-C'est moi, oui!

Ils éclatèrent de rire tous les deux.

-Bon, je suis fatiguée, alors dégage!
-Quelles sympathiques paroles, M.Kaulitz, dit Tom en lui lançant un oreiller en pleine figure. Bonne nuit, p'tit frère. Fais de beaux rêves, renchérit-il avec la voix d'une petite fille.

Ils rirent de nouveau avant que Tom, qui s'était avancé vers la porte, ne fasse demi-tour pour faire un câlin, bref, mais tout de même, à Bill. Il était assez rare qu'il lui en fasse, mais quand il le faisait, c'est parce qu'il comprenait la détresse que Bill pouvait ressentir. Il reposa alors sa tête sur son oreiller. Il était pourtant incapable de dormir. L'image de Sophie lui revenait continuellement en tête.

Il décida donc de se lever pour se rendre sur le petit balcon. Il se trouvait au deuxième étage et malgré son vertige, il resta là à respirer l'air frais du soir. Ses cheveux fous voletaient au rythme du vent. Il n'avait même pas prit la peine de se changer. Il portait encore le même pantalon et le même t-shirt que pendant la soirée.

L'hôtel se trouvait face à une grande rivière, sur une rue composée uniquement de petites maisons tranquilles et de petits centres commerciaux. En cette nuit d'automne, la ville était très calme. La vue était carrément magnifique, surtout pour un grand romantique, comme lui.

« -Turn around
I've lost my ground

Come and rescue me
I'm burning can't you see
Come and rescue me
Only you can set me free
Come and recue me
Rescue me »

Bill releva la tête. Qui chantait leur chanson? Ça venait de près de la rivière. En regardant comme il faut, il remarqua enfin qui c'était. Les mêmes cheveux, la même silhouette...

Il ne fit ni une ni deux, attrapa sa veste de cuir et quitta l'hôtel Georg et Gustav étaient encore dans le petit salon à jouer aux jeux vidéos.

-Bill, tu vas où? Demanda Georg.
-Je sors prendre l'air. Je reviens plus tard.

Il claqua la porte et dévala les escaliers en quelques secondes. Il fini par arriver près de la rivière. Sophie était assise sur l'un des gros rochers et continuait de chanter la chanson, tout en regardant les vagues bouger. Il resta en retrait, l'écoutant chanter les paroles de sa chanson à lui.

Il avait toujours aimé entendre ses fans les chanter, mais venant d'elle, ça lui brisait le c½ur. Elle la chantait avec tant de détresse, tant de mélancolie...

« -The walls are coming closer
My senses fade away
I'm haunting by your shadow
I reach to feel your face
You're not here
Are you here? »

Il avait cru entendre un sanglot dans sa voix. Pleurait-elle? Si oui, pourquoi? Il savait bien qu'elle avait passé une mauvaise soirée, avec tout ce qui s'était passé, mais il devait y avoir autre chose...

« -Come and rescue me
Rescue me
Rescue me
You and me
Set me free
Rescue me
-Tu chantes bien.

Sophie sursauta et se leva du rocher.

-Désolé, je ne voulais pas te faire peur.
-Ça va, je croyais que c'était quelqu'un d'autre.

Bill resta là à l'observer pendant un moment. Enfin, il lui avait parlé... bon, il lui avait fait peur, mais c'était tout de même un bon début. Il la vit sécher ses larmes d'un revers de main et ne put s'empêcher de lui poser la question.

-Tu pleurais?
-Hein? Non, pas du tout, qu'est-ce qui te fait croire ça?
-La larme qui coule le long de ta joue, en ce moment.

Sophie s'empressa de l'essuyer.

-Ce... ce n'est pas de tes affaires!

Elle retourna s'asseoir sur le rocher Bill resta là, une fois de plus, à la regarder... Il savait que ce n'était pas de ses affaires, mais il avait besoin de le savoir.

-Écoutes, dit-il en s'avançant vers elle et en s'asseyant sur le rocher tout près du sien, je sais que ce ne sont pas de mes affaires, mais j'ai ressenti tellement de douleur dans ta voix, quand tu chantais la chanson de mon groupe, que je ne peux m'empêcher de vouloir savoir ce que tu as...

Elle ne parla toujours pas. Sachant qu'il ne réussirait pas à obtenir de réponse, Bill changea de tactique.

-Tu es celle qui se trouvait sur le bord de la forêt, ce soir-là, non?

Après un moment de silence, elle se décida enfin à répondre.

-Oui, c'était moi.
-Alors, comme je t'ai sauvé deux fois, je crois avoir le droit de savoir ce qui ne va pas.
-Deux fois? DEUX FOIS? Es-tu au moins conscient de ce qui s'est passé avant que tu ne viennes me chercher, en sang, en arrière de cette fichue cabane?

Bill avait les yeux rond... il se doutait de ce qui avait pu se passer, mais préférait ne pas se l'imaginer.

-C'est encore lui?
-Oui. OUI, Anthony est encore venu... il m'a encore rattrapé.
-C'est donc ce que je pensais... Tu ne serais pas mieux d'avertir la police? Ça fait quand même deux fois qu'il te fait ça.
-Non, surtout pas.
-Pourquoi?

Sophie sembla réfléchir. Elle tremblait et Bill savait que ce n'était pas le froid de la nuit qui lui faisait cet effet.

-Parce qu'il ne le refera plus, je te le dis...

Elle savait qu'il ne la croirait pas, mais qu'importe.

-Écoute, je dois y aller.
-Sophie, avant, je veux que tu saches que je suis là. Comme je t'ai sauvé... aidé, je me sens impliquer dans ce qui se passe.
-Tu ne peux plus rien pour moi, mais merci quand même.

Elle le regarda une dernière fois dans les yeux avant de quitter vers son appartement.

-Toi aussi, tu chantes bien, en passant.

Elle continua sa route, laissant Bill seul, derrière elle. Il la regarda partir avec la sensation d'avoir loupé quelque chose. Son c½ur battait à tout rompre et de nouvelles larmes coulèrent le long de ses joues. Il resta là un bon moment avant de se décidé à rentrer.

De la fenêtre, Tom regardait la scène. Voir son frère comme ça le rendait énormément triste. Il savait, pourtant, que son frère était assez fort pour combattre tout ça. S'il avait besoin de lui, il allait être là, c'était certain.

***

Bill avait passé la journée avec cette phrase dans sa tête.

« Tu ne peux plus rien pour moi... tu ne peux plus rien pour moi... tu ne peux plus rien pour moi »

Qu'avait-elle voulu dire par là?

***
C'était l'heure. Elle devait se rendre à la cabane. Son c½ur lui faisait mal. Toute la journée, elle n'avait fait que penser à la conversation entre elle et Bill. Ça lui avait affreusement fait mal, de devoir être aussi dure avec lui, alors qu'il ne voulait que l'aider, mais il n'était pas question qu'il s'en mêle une autre fois et finisse par être blessé par sa faute.

-Sophie, tu vas où?

Karine vint la voir à l'entrée de la porte.

-Je vais prendre l'air
-D'accord, on se revoit plus tard.
-Ne m'attend pas, ça risque d'être long.
-Très bien, alors... à demain.

Sophie sortit enfin de l'appartement et se dirigea vers la cabane, les mains tremblantes, le c½ur près à sortir...

-Enfin, j'avais peur que tu ne viennes pas...

***
Il était maintenant 10h10 et il ne savait pas quoi faire. Tom lui avait proposé d'écouter un film avec eux, mais il n'avait pas la tête à ça. La phrase de Sophie lui revenait toujours dans la tête. Qu'avait-elle bien pu vouloir dire?

Bill releva la tête... non, ça ne pouvait pas être ça! Non, ça ne se pouvait pas! Il mit son manteau et sortit une nouvelle fois en trombe de l'hôtel. Pourvu qu'il se trompe. Il faut qu'il se soit trompé!! Pour vu qu'il se trompe.





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# Posté le jeudi 03 janvier 2008 21:36

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