Voici donc mon troisième chapitre, le dernier jusqu'à maintenant. Bonne lecture!!
Chapitre 3
Toc! Toc! Toc!
Qui pouvait bien leur rendre visite à cette heure tardive? Ça ne pouvait pas être Sophie, elle habite ici. À moins qu'elle ait oublié ses clés. Le mieux, c'est d'aller ouvrir. Karine se dirigea vers la porte et fut étonnée de ce qu'elle y vit.
-Tom?! Georg?! Gustav?!
-Désolée de te déranger, mais on s'inquiète un peu pour Bill et on voulait savoir si tu l'avais vu.
-Euh... non. Mais ne restez pas là, rentrez!
-On ne veut pas déranger, dit Georg.
-Mais non, voyons. Rentrez.
Les trois garçons entrèrent dans l'appartement. Ils s'installèrent dans le vieux canapé du salon.
-Karine, qui s'ét...
Myriam se figea. Elle venait de remarquer qu'elles avaient de la visite.
-Bonsoir, fit Gustav.
-Bonsoir... que faites-vous ici?
-On cherche Bill. Il est partit rapidement de l'hôtel et on ne sait pas où il est allé... On voulait savoir si vous ne l'auriez pas vu, par hasard.
C'était la première fois que Karine voyait Tom aussi sérieux. Lui, d'habitude si enjoué et heureux, semblait un peu paniqué.
-Je ne l'ai pas vu, non.
-Et Sophie? Le saurait-elle?
-Je ne crois pas plus. On ne sait même pas dans quel hôtel vous êtes et Sophie ne vous connaît pas beaucoup. Comment le saurait-elle?
-C'est que je les ai vu, hier soir, parler ensemble en face de l'hôtel. Je me disais qu'elle en saurait peut-être un peu plus que nous.
-Eh bien, vous devrez attendre qu'elle revienne, mais elle m'a dit de ne pas l'attendre moi-même. Elle est sortit aussi, mais elle ne m'a pas dit où.
-Elle est partit, elle aussi? C'est étrange... Vers quelle heure?
-Euh... je ne me rappelle pas trop, ça ne fait pas bien longtemps. Peut-être trente minutes.
-Bill est sortit, ça fait environ vingt minutes, non? Demanda Georg.
-En effet, s'exclama Tom, songeur (un événement très rare, il faut en profiter ^^)
Karine se tourna vers Myriam d'un air inquiet. À cet instant, elles surent qu'elles pensaient à la même chose. Trop de coïncidences pour ne pas avoir de lien ensemble. Sophie a semblé perturbée lorsqu'elle était arrivée à l'appartement, le soir d'avant et elle ne semblait pas du tout en forme lorsqu'elle a décidé de sortir prendre l'air, le soir même. De plus, Bill avait quitté l'hôtel assez rapidement, environ dix minutes après Sophie. Il était rentré aussi perturbé que Sophie l'avait été la journée d'avant. Maintenant, il y avait deux possibilités :
1- Bill et Sophie s'étaient disputés devant l'hôtel et s'étaient donné rendez-vous le lendemain pour finir de régler leur compte...
-Tom, tu dis les avoir vus parler, hier soir, non? Demanda Karine
-Oui.
-Comment étaient-ils? Ce sont-ils disputés?
-Du peu que j'ai vu, non. Quand Sophie est partit, Bill est resté un bon moment à regarder la rivière avant de rentrer, mais je ne pense pas que c'est parce qu'ils s'étaient disputé. Habituellement, après une dispute, Bill est très énervé et ça paraît. Il avait simplement l'air perturbé.
Bon, première possibilité écartée. S'ils ne s'étaient pas disputé, inutile de vouloir régler le compte de l'autre. Il ne restait que la deuxième possibilité :
2- Comme Bill a quitté l'hôtel dix minutes après le départ de Sophie, peut-être savait-il ce qu'elle allait faire ce soir et qu'il avait décidé de la suivre, mais s'il était aussi pressé que ce que les garçons lui avaient dit, cela devait urger. Ce qui veut dire que Sophie était peut-être en danger...
EN DANGER? Merde! Pourquoi n'y avait-elle pas pensé avant?
-Karine? Tu es toute pâle. Tu es certaine que tu vas bien? S'inquiéta Myriam
-J'ai l'impression que cet Anthony est encore là-dessous. Hier, quand Bill a retrouvé Sophie, elle était coupée au cou et je t'avais dit que j'étais certaine qu'Anthony y était pour quelque chose. Je suis persuadée qu'il est revenu ici et qu'il l'a encore menacé. Ça doit être lui qu'elle est allé voir, ce soir.
-Alors, pendant leur conversation d'hier, Bill a dû essayer de la retenir, mais ça n'a pas fonctionné et c'est sans doute pour ça qu'il est partit aussi vite, dit Gustav.
-C'est très logique, tout ça... mais où sont-ils partit? Demanda Georg.
Ils passèrent un bon dix minutes à chercher avant de finalement s'entendre sur un point.
-Je crois que le mieux à faire est de retourner voir à la salle où on a joué hier. C'est quand même là que ça a commencé. Il y a de grosses chances pour qu'on y trouve au moins un indice, déduisit Georg.
-Tu as raison, l'approuva Tom en se levant.
***
Bill courait encore depuis quelques minutes. Il était arrivé à l'arrière du bâtiment et n'avait trouvé aucune trace d'eux. Il couru alors vers la petite clairière où il entendit distinctement le bruit d'une respiration saccadée. Comme il avait craint, Sophie était encore étendue par terre. Décidément, ils étaient destinés à toujours se retrouvé dans une situation semblable.
-Sophie... que s'est-il passé?
Il était maintenant accroupi à ses côtés.
-Bill? Je...
-C'est encore lui?
Sophie, n'ayant plus de force, se contenta d'hocher la tête. Le c½ur de Bill fit un bond. Il avait enfin eut ce qu'il voulait. Il avait réussis à la toucher, à la... violer. Et le salaud, il l'avait laissé giser ici, seule dans ce début de forêt, à moitié nue. S'il l'avait devant lui... Que devait-il faire, maintenant?
-BILL? SOPHIE?
-Ils n'ont pas l'air ici.
-Mais ils devraient bien être quelque part!
Bill les entendait, mais ne voulait pas leur crié qu'il était ici. S'ils les trouvaient, soit, mais il n'avait pas envie de bouger ou de hurler.
-Oh, je crois que je les ai trouvés!
Au même moment, il entendit le rire de deux jeunes filles qui se dirigeaient vers la forêt.
-Oh, mon Dieu!! Regarde, c'est Tokio Hotel!
La scène sembla se figer. D'un côté, Karine, Myriam, Tom, Georg et Gustav qui s'étaient figés. De l'autre, Sophie gisait par terre, aux pieds de Bill qui s'était levé afin de bien comprendre la situation. Les deux jeunes filles regardaient alternativement les deux côtés avant de poser les yeux sur Sophie.
-Oh, non! Ce n'est pas vrai? S'écria l'une d'elle.
-Oh, non! Impossible! Tu ne peux pas... comment as-tu pu?
Elles commencèrent à courir en direction de la rue lorsqu'un policier, qui passait par là, s'arrêta afin de comprendre ce qui se passait. Bill ne savait plus quoi penser. Il était prit au piège. Tout le monde allait croire que c'était lui qui avait commis ce crime.
-Haut les mains!
Les mains de Bill se levèrent malgré lui devant se révolver et il n'avait même pas eu le temps de penser qu'il était déjà entraîné dans la voiture de police.
-Ce n'est pas lui qui ait fait ça! Entendit-il Tom hurler.
-Quant à vous, vous allez venir au poste de police. Il n'est pas question que je vous laisse aller.
À ce moment, trois autres voitures de police plus une ambulance arrivèrent. Gustav, Georg, Tom, Myriam, Karine et les deux filles furent obligés de suivre les policiers, tandis que Sophie se retrouvait, une fois de plus, à l'hôpital.
***
Cela faisait environ trente minutes qu'ils poirotaient dans la pièce, attendant leur tour pour être interrogés. Gustav et Georg étaient assis à l'écart, Myriam regardait Karine faire les cent pas aux côtés de Tom qui semblait dévasté. Depuis leur arrivé au poste, Tom s'était assis sur la chaise et se tenait la tête dans les mains. Lorsqu'il avait vu la première voiture de police continuer son chemin au lieu de tourner à l'entrée du poste de police, son c½ur avait raté un battement. Ça ne pouvait être vrai! Bill ne pouvait être en prison!! C'était carrément impossible.
C'est alors qu'un jeune homme d'environ 18 ans entra aussi dans la pièce. Il se dirigea vers l'une des deux jeunes filles qui étaient arrivé au même moment qu'eux à la forêt et lui demanda :
-Où est-elle?
-Oh, Mark! Elle est dans la pièce d'à côté. Elle devrait arriver bientôt.
Au même moment, la porte s'ouvrit et la deuxième jeune fille entra dans la pièce.
-Camille! Tout va bien?
-Oui, tout va bien.
-Ces cons ne t'ont pas fait mal?
-Non. Celui qui a fait le crime est en prison, à l'heure qu'il est et c'est bien fait pour lui.
Le sang de Tom ne fit qu'un tour.
-Bill n'a rien à voir là-dedans! Il ne lui a jamais fait de mal. Celui qui a fait ça à Sophie s'est enfuit tout de suite après.
-N'importe quoi! Je l'ai vu. Il se tenait à côté d'elle et elle était à moitié nue!
-Je viens de te dire qu'il s'est enfuit, le gars qui lui a fait ça.
-Hey! Si elle te dit qu'elle l'a vu, c'est peut-être qu'elle l'a vu! S'exclama Mark.
-Toi, tu ne te mêles pas de ça!
-Oh, je te reconnais, toi! Tu es un des membres du groupe Tokio Poubelle, c'est ça?
-Tokio Hotel et oui, c'est moi!
-Alors ta s½ur est en prison? Ah non, c'est vrai, c'est un garçon, où avais-je la tête? Quoiqu'avec tout le maquillage qu'il se met dans la face, ce n'est pas ce qui est de plus évident. Il est assez déniaisé, l'homo, en tout cas.
Cette allusion au physique de son frère fut la goûte qui fit déborder le vase.
-Ne t'avise plus jamais de parler de mon frère de cette façon.
-Pourquoi? Tu vas le dire à ta maman?
Tom sauta sur Mark et s'ensuivit d'une grosse bataille.
-Arrêtez-les! S'écria un policier.
-TOM!
Karine se fraya un chemin entre les deux garçons et essaya de retenir son, maintenant, ami tandis que Georg et Gustav lui retenaient les bras.
-Tom, ça suffit.
Elle l'obligea à la regarder.
-Tom, ils ne valent pas la peine que tu te battes. Pense à Bill qui doit être seul dans sa cellule, présentement. Il a besoin qu'on trouve une solution pour le sortir de là, pas que tu perdes ton temps à te battre avec des demeurés.
Il la regarda dans les yeux, tout en se calmant quelque peu. Des larmes commencèrent à rouler sur les joues de la jeune fille.
-En plus, Sophie est encore à l'hôpital et puis, on ne sait pas où se trouve ce con d'Anthony!
Elle éclata en sanglots. Maintenant relâché par Gustav et Georg, Tom enroula ses bras autour de Karine et laissa couler l'unique larme qui voulait sortir depuis qu'il avait vu Bill partir vers la prison. Gustav et Georg crurent bon de les laisser seul pendant qu'un policier envoyait les trois autres dehors. Ils allèrent s'installer de chaque côté de Myriam qui laissa échapper une larme aussi et enroulèrent chacun un bras autour d'elle.
***
Dans une cellule de la prison de Paris, un jeune homme aux cheveux noirs regardait par le petit trou qui lui servait de fenêtre, une larme roulant aussi le long de sa joue.
Chapitre 3
Toc! Toc! Toc!
Qui pouvait bien leur rendre visite à cette heure tardive? Ça ne pouvait pas être Sophie, elle habite ici. À moins qu'elle ait oublié ses clés. Le mieux, c'est d'aller ouvrir. Karine se dirigea vers la porte et fut étonnée de ce qu'elle y vit.
-Tom?! Georg?! Gustav?!
-Désolée de te déranger, mais on s'inquiète un peu pour Bill et on voulait savoir si tu l'avais vu.
-Euh... non. Mais ne restez pas là, rentrez!
-On ne veut pas déranger, dit Georg.
-Mais non, voyons. Rentrez.
Les trois garçons entrèrent dans l'appartement. Ils s'installèrent dans le vieux canapé du salon.
-Karine, qui s'ét...
Myriam se figea. Elle venait de remarquer qu'elles avaient de la visite.
-Bonsoir, fit Gustav.
-Bonsoir... que faites-vous ici?
-On cherche Bill. Il est partit rapidement de l'hôtel et on ne sait pas où il est allé... On voulait savoir si vous ne l'auriez pas vu, par hasard.
C'était la première fois que Karine voyait Tom aussi sérieux. Lui, d'habitude si enjoué et heureux, semblait un peu paniqué.
-Je ne l'ai pas vu, non.
-Et Sophie? Le saurait-elle?
-Je ne crois pas plus. On ne sait même pas dans quel hôtel vous êtes et Sophie ne vous connaît pas beaucoup. Comment le saurait-elle?
-C'est que je les ai vu, hier soir, parler ensemble en face de l'hôtel. Je me disais qu'elle en saurait peut-être un peu plus que nous.
-Eh bien, vous devrez attendre qu'elle revienne, mais elle m'a dit de ne pas l'attendre moi-même. Elle est sortit aussi, mais elle ne m'a pas dit où.
-Elle est partit, elle aussi? C'est étrange... Vers quelle heure?
-Euh... je ne me rappelle pas trop, ça ne fait pas bien longtemps. Peut-être trente minutes.
-Bill est sortit, ça fait environ vingt minutes, non? Demanda Georg.
-En effet, s'exclama Tom, songeur (un événement très rare, il faut en profiter ^^)
Karine se tourna vers Myriam d'un air inquiet. À cet instant, elles surent qu'elles pensaient à la même chose. Trop de coïncidences pour ne pas avoir de lien ensemble. Sophie a semblé perturbée lorsqu'elle était arrivée à l'appartement, le soir d'avant et elle ne semblait pas du tout en forme lorsqu'elle a décidé de sortir prendre l'air, le soir même. De plus, Bill avait quitté l'hôtel assez rapidement, environ dix minutes après Sophie. Il était rentré aussi perturbé que Sophie l'avait été la journée d'avant. Maintenant, il y avait deux possibilités :
1- Bill et Sophie s'étaient disputés devant l'hôtel et s'étaient donné rendez-vous le lendemain pour finir de régler leur compte...
-Tom, tu dis les avoir vus parler, hier soir, non? Demanda Karine
-Oui.
-Comment étaient-ils? Ce sont-ils disputés?
-Du peu que j'ai vu, non. Quand Sophie est partit, Bill est resté un bon moment à regarder la rivière avant de rentrer, mais je ne pense pas que c'est parce qu'ils s'étaient disputé. Habituellement, après une dispute, Bill est très énervé et ça paraît. Il avait simplement l'air perturbé.
Bon, première possibilité écartée. S'ils ne s'étaient pas disputé, inutile de vouloir régler le compte de l'autre. Il ne restait que la deuxième possibilité :
2- Comme Bill a quitté l'hôtel dix minutes après le départ de Sophie, peut-être savait-il ce qu'elle allait faire ce soir et qu'il avait décidé de la suivre, mais s'il était aussi pressé que ce que les garçons lui avaient dit, cela devait urger. Ce qui veut dire que Sophie était peut-être en danger...
EN DANGER? Merde! Pourquoi n'y avait-elle pas pensé avant?
-Karine? Tu es toute pâle. Tu es certaine que tu vas bien? S'inquiéta Myriam
-J'ai l'impression que cet Anthony est encore là-dessous. Hier, quand Bill a retrouvé Sophie, elle était coupée au cou et je t'avais dit que j'étais certaine qu'Anthony y était pour quelque chose. Je suis persuadée qu'il est revenu ici et qu'il l'a encore menacé. Ça doit être lui qu'elle est allé voir, ce soir.
-Alors, pendant leur conversation d'hier, Bill a dû essayer de la retenir, mais ça n'a pas fonctionné et c'est sans doute pour ça qu'il est partit aussi vite, dit Gustav.
-C'est très logique, tout ça... mais où sont-ils partit? Demanda Georg.
Ils passèrent un bon dix minutes à chercher avant de finalement s'entendre sur un point.
-Je crois que le mieux à faire est de retourner voir à la salle où on a joué hier. C'est quand même là que ça a commencé. Il y a de grosses chances pour qu'on y trouve au moins un indice, déduisit Georg.
-Tu as raison, l'approuva Tom en se levant.
***
Bill courait encore depuis quelques minutes. Il était arrivé à l'arrière du bâtiment et n'avait trouvé aucune trace d'eux. Il couru alors vers la petite clairière où il entendit distinctement le bruit d'une respiration saccadée. Comme il avait craint, Sophie était encore étendue par terre. Décidément, ils étaient destinés à toujours se retrouvé dans une situation semblable.
-Sophie... que s'est-il passé?
Il était maintenant accroupi à ses côtés.
-Bill? Je...
-C'est encore lui?
Sophie, n'ayant plus de force, se contenta d'hocher la tête. Le c½ur de Bill fit un bond. Il avait enfin eut ce qu'il voulait. Il avait réussis à la toucher, à la... violer. Et le salaud, il l'avait laissé giser ici, seule dans ce début de forêt, à moitié nue. S'il l'avait devant lui... Que devait-il faire, maintenant?
-BILL? SOPHIE?
-Ils n'ont pas l'air ici.
-Mais ils devraient bien être quelque part!
Bill les entendait, mais ne voulait pas leur crié qu'il était ici. S'ils les trouvaient, soit, mais il n'avait pas envie de bouger ou de hurler.
-Oh, je crois que je les ai trouvés!
Au même moment, il entendit le rire de deux jeunes filles qui se dirigeaient vers la forêt.
-Oh, mon Dieu!! Regarde, c'est Tokio Hotel!
La scène sembla se figer. D'un côté, Karine, Myriam, Tom, Georg et Gustav qui s'étaient figés. De l'autre, Sophie gisait par terre, aux pieds de Bill qui s'était levé afin de bien comprendre la situation. Les deux jeunes filles regardaient alternativement les deux côtés avant de poser les yeux sur Sophie.
-Oh, non! Ce n'est pas vrai? S'écria l'une d'elle.
-Oh, non! Impossible! Tu ne peux pas... comment as-tu pu?
Elles commencèrent à courir en direction de la rue lorsqu'un policier, qui passait par là, s'arrêta afin de comprendre ce qui se passait. Bill ne savait plus quoi penser. Il était prit au piège. Tout le monde allait croire que c'était lui qui avait commis ce crime.
-Haut les mains!
Les mains de Bill se levèrent malgré lui devant se révolver et il n'avait même pas eu le temps de penser qu'il était déjà entraîné dans la voiture de police.
-Ce n'est pas lui qui ait fait ça! Entendit-il Tom hurler.
-Quant à vous, vous allez venir au poste de police. Il n'est pas question que je vous laisse aller.
À ce moment, trois autres voitures de police plus une ambulance arrivèrent. Gustav, Georg, Tom, Myriam, Karine et les deux filles furent obligés de suivre les policiers, tandis que Sophie se retrouvait, une fois de plus, à l'hôpital.
***
Cela faisait environ trente minutes qu'ils poirotaient dans la pièce, attendant leur tour pour être interrogés. Gustav et Georg étaient assis à l'écart, Myriam regardait Karine faire les cent pas aux côtés de Tom qui semblait dévasté. Depuis leur arrivé au poste, Tom s'était assis sur la chaise et se tenait la tête dans les mains. Lorsqu'il avait vu la première voiture de police continuer son chemin au lieu de tourner à l'entrée du poste de police, son c½ur avait raté un battement. Ça ne pouvait être vrai! Bill ne pouvait être en prison!! C'était carrément impossible.
C'est alors qu'un jeune homme d'environ 18 ans entra aussi dans la pièce. Il se dirigea vers l'une des deux jeunes filles qui étaient arrivé au même moment qu'eux à la forêt et lui demanda :
-Où est-elle?
-Oh, Mark! Elle est dans la pièce d'à côté. Elle devrait arriver bientôt.
Au même moment, la porte s'ouvrit et la deuxième jeune fille entra dans la pièce.
-Camille! Tout va bien?
-Oui, tout va bien.
-Ces cons ne t'ont pas fait mal?
-Non. Celui qui a fait le crime est en prison, à l'heure qu'il est et c'est bien fait pour lui.
Le sang de Tom ne fit qu'un tour.
-Bill n'a rien à voir là-dedans! Il ne lui a jamais fait de mal. Celui qui a fait ça à Sophie s'est enfuit tout de suite après.
-N'importe quoi! Je l'ai vu. Il se tenait à côté d'elle et elle était à moitié nue!
-Je viens de te dire qu'il s'est enfuit, le gars qui lui a fait ça.
-Hey! Si elle te dit qu'elle l'a vu, c'est peut-être qu'elle l'a vu! S'exclama Mark.
-Toi, tu ne te mêles pas de ça!
-Oh, je te reconnais, toi! Tu es un des membres du groupe Tokio Poubelle, c'est ça?
-Tokio Hotel et oui, c'est moi!
-Alors ta s½ur est en prison? Ah non, c'est vrai, c'est un garçon, où avais-je la tête? Quoiqu'avec tout le maquillage qu'il se met dans la face, ce n'est pas ce qui est de plus évident. Il est assez déniaisé, l'homo, en tout cas.
Cette allusion au physique de son frère fut la goûte qui fit déborder le vase.
-Ne t'avise plus jamais de parler de mon frère de cette façon.
-Pourquoi? Tu vas le dire à ta maman?
Tom sauta sur Mark et s'ensuivit d'une grosse bataille.
-Arrêtez-les! S'écria un policier.
-TOM!
Karine se fraya un chemin entre les deux garçons et essaya de retenir son, maintenant, ami tandis que Georg et Gustav lui retenaient les bras.
-Tom, ça suffit.
Elle l'obligea à la regarder.
-Tom, ils ne valent pas la peine que tu te battes. Pense à Bill qui doit être seul dans sa cellule, présentement. Il a besoin qu'on trouve une solution pour le sortir de là, pas que tu perdes ton temps à te battre avec des demeurés.
Il la regarda dans les yeux, tout en se calmant quelque peu. Des larmes commencèrent à rouler sur les joues de la jeune fille.
-En plus, Sophie est encore à l'hôpital et puis, on ne sait pas où se trouve ce con d'Anthony!
Elle éclata en sanglots. Maintenant relâché par Gustav et Georg, Tom enroula ses bras autour de Karine et laissa couler l'unique larme qui voulait sortir depuis qu'il avait vu Bill partir vers la prison. Gustav et Georg crurent bon de les laisser seul pendant qu'un policier envoyait les trois autres dehors. Ils allèrent s'installer de chaque côté de Myriam qui laissa échapper une larme aussi et enroulèrent chacun un bras autour d'elle.
***
Dans une cellule de la prison de Paris, un jeune homme aux cheveux noirs regardait par le petit trou qui lui servait de fenêtre, une larme roulant aussi le long de sa joue.
